Wednesday, January 18, 2006

 

TODA EUROPA SE PREGUNTA QUE LO QUE PASA CON LOS JUECES DE ALICANTE

amnistia.net/les enquêtes interdites n°10 - 16.01.2002Tous les 15 jours - Commandez-le!
Le 10 janvier dernier, le Procureur Général de l'Audiencia Nacional, plus haute juridiction pénale espagnole, Jesus Cardenal, a requis l'ouverture d'une procédure judiciaire à l'encontre de trois juges de la 4e section de la Cour Pénale. Ce que le procureur Cardenal reproche, officiellement, aux juges Carlos Cezon, Carlos Ollero et Jose Antonio Lopez Ortega, c'est d'avoir prononcé, le 21 décembre 2001, la remise en liberté, sous contrôle judiciaire, d'un présumé trafiquant de drogue - Carlos Ruiz Santamaria - sur avis médical et contre le versement d'une caution de 30.050 euros. Seulement voilà ledit dit Ruiz Santamaria dont le procès et celui de 36 de ses co-inculpés devait s'ouvrir ce lundi 14 janvier à Madrid a profité de son élargissement inespéré pour disparaître de la circulation. On peut comprendre son choix de jouer les filles de l'air, quand on sait que les charges qui pesaient sur lui pouvaient lui faire encourir quelque 60 ans de prison et une amende de plus de 400 millions d'euros...
Après constatation de la fuite de Ruiz Santamaria, le Conseil Supérieur de Pouvoir Judiciaire espagnol (CGPJ) se saisissait de l'affaire et après avoir mené ses propres investigations, demandait au Procureur Général s'il estimait que les juges de la 4e section de la Cour Pénale s'étaient rendu coupables d'une faute professionnelle. Jesus Cardenal a donc jugé que oui, car de son point de vue les juges Cezon, Ollero et Lopez Ortega ont commis le délit de prévarication, dans le sens où ils "auraient manqué aux devoirs de leur charge". Si une procédure judiciaire était engagée contre les trois magistrats en question, ils risquent une peine de 10 à 20 ans d'interdiction d'exercer leur charge...
Au-delà de la raison officielle pour laquelle on cherche des poux dans la tête de ces trois magistrats - la remise en liberté, peut-être imprudente, d'un présumé trafiquant de drogue -, il y a, très certainement, une autre raison qui ne saurait être invoqué pour les juger voire les sanctionner. Il faut savoir, en effet, que ces trois juges de la 4e section de la Cour Pénale de la Audiencia Nacional ont commis à plusieurs reprises un véritable crime de lèse-majesté, à savoir, remettre en liberté des inculpés basques poursuivis dans plusieurs dossiers instruits par le célèbre juge Baltazar Garzon.

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